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L'apport de l'ancrage squelettique en orthodontie

L'ancrage squelettique: un dispositif idéal pour l'orthodontiste

Certains mouvements du secteur postérieur sont difficiles voire impossibles à mettre en oeuvre à l'aide des dispositifs classiques. Pour l'orthodontiste, l'idéal serait d'avoir un ancrage fixe absolu, extérieur aux dents. Il permettrait de réaliser toutes sortes de mouvements orthodontiques et faciliterait plus particulièrement l'ingression des dents du secteur postérieur. L'ancrage squelettique répond à toutes ces exigences.
Voir le diaporama / cas clinique illustré

L'ancrage squelettique lors du traitement orthodontique

L’ancrage squelettique constitue une alternative aux ancrages conventionnels, il utilise les implants ostéointégrés à la place des dents.
Ces implants sont capables de contourner les difficultés posées par l’ancrage traditionnel. Ils fournissent un ancrage satisfaisant voire idéal, surtout indépendant de la coopération du patient.
L’ancrage squelettique à l’aide des implants permet d’assurer différents types de mouvement : rétraction, égression, ingression, rotation, fermeture d’espace, correction du milieu interincisif, etc. Dans le cadre d’un traitement orthopédique, il permet la distraction de la suture palatine et la traction du maxillaire.

Domaine d’application de l’ancrage squelettique

L’ancrage squelettique peut être classifié en ancrage direct et indirect :
. L’ancrage direct utilise des implants pour obtenir des mouvements souhaités.
. L’ancrage indirect utilise des implants pour renforcer l’ancrage dentaire préexistant.
Un contrôle précis de la direction et de l’intensité des forces est donc indispensable

a. ANCRAGE INDIRECT

  • Ancrage indirect par des implants standard

Ces implants représentent une solution efficace et économique pour les patients édentés partiellement. Cependant, une concertation étroite entre orthodontiste, chirurgien et prothésiste est nécessaire pour envisager la position future des dents mobilisées et mettre en oeuvre la séquence de traitement :
- le positionnement à visée prothétique peut ne pas être optimal pour mettre en oeuvre les mouvements.
- difficulté de maintenir une hygiène buccale satisfaisante.

  • Ancrage indirect par des implants palatins

Cette méthode consiste à placer un implant dans la voûte palatine. L’implant est connecté aux dents par un arc transpalatin, il est utilisé pour stabiliser les unités dentaires d’ancrage. La méthode nécessite un examen radiologique pour déterminer les structures osseuses disponibles.

Les inconvénients des implants à ancrage indirect sont :
– indication limitée par les exigences du positionnement des implants conventionnels
– indication limitée par la possibilité de poser un implant conventionnel en position rétro-molaire
– indication limitée par les structures anatomiques pour les implants palatins
– chirurgie invasive pour la pose et la dépose des implants rétro-molaires et palatins
– difficulté de maintenir une bonne hygiène buccale.

b. ANCRAGE DIRECT

L'ancrage direct utilise exclusivement des mini-implants sans solliciter de dents.
Ces implants permettent d'éviter les inconvénients des implants conventionnels utilisés jusque-là en orthodontie. Les mini-implants par leur taille réduite en diamètre et en longueur s'insèrent sous anesthésie locale en de multiples sites, notamment en position inter-radiculaires. Leur dépose à la fin du traitement est très aisée.

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